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Code de la route : le gouvernement recule devant les transporteurs

  • cfda47
  • il y a 5 minutes
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La pression des transporteurs routiers et des transporteurs de bus a fini par payer. Les Sénateurs ont accepté, ce mercredi 21 janvier, de supprimer « toutes les dispositions répressives » et « criminelles » de la loi portant Code de la route, a annoncé Amri Dahane, rapporteur de la commission des lois de la chambre haute du parlement. Dans son rapport sur la nouvelle loi portant code de la route, le sénateur a expliqué que ce rejet répondait à une volonté de Abdelmadjid Tebboune de calmer le jeu. Puis, il a estimé que le rôle d’une loi est « de prémunir » la société contre des dérapages, mais « pas de punir ». Le texte est donc renvoyé à une commission paritaire constituée de députés et sénateurs qui devront revoir, ensemble, une dizaine d’articles mis en cause, en supprimant notamment les longues périodes d’emprisonnement, prévues dans le texte initial.


Dans son allocution, le sénateur a également précisé que cette décision de revenir sur ces articles litigieux découlait de la « volonté des autorités d’associer » les professionnels et les Algériens dans leur ensemble à l’élaboration d’une telle loi. Une déclaration étonnante d’autant plus qu’en première lecture à l’Assemblée populaire nationale, faite le 24 décembre dernier. A l’époque, le représentant du gouvernement, le ministre de l’Intérieur Said Sayoud, s’était montré offensif et méprisant allant jusqu’à menacer les transporteurs de lois plus sévères si le texte qui était en discussion n’était pas suffisant. Mais la grève des transporteurs a poussé le gouvernement à reculer.


Pour mieux répondre aux revendications des grévistes, les Sénateurs ont également invité le gouvernement à prendre au sérieux les demandes visant à entretenir les routes et à rendre disponible les pièces de rechange et les pneumatiques qui manquent sur le marché depuis que le gouvernement a serré les vis sur les importations depuis quelques mois.


Le recul du gouvernement n’a pas empêché l’emprisonnement de certains chauffeurs routiers, notamment les leaders du mouvement de protestation, dont certains sont toujours en prison. C’est le cas de Djamel Haiour, condamné dimanche dernier à 6 mois de prison ferme par le tribunal de Oued-Souf.


Essaïd Wakli

 

 
 
 
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