L’ONU s’inquiète du sort de Moustapha Lahouiri, militant écologiste ciblé en Algérie
- il y a 11 heures
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L’alerte grandit autour du cas de Moustapha Lahouiri, défenseur de l’environnement et syndicaliste algérien, qui fait l’objet depuis plusieurs années d’un harcèlement judiciaire persistant en raison de son engagement pacifique pour la protection des forêts. Selon plusieurs sources, les poursuites et restrictions dont il est victime s’inscrivent dans un climat plus large de pression exercée contre les défenseur·e·s des droits humains depuis les manifestations du Hirak en 2019.
Militant de longue date pour la préservation des espaces forestiers et la défense des droits syndicaux, Moustapha Lahouiri est régulièrement convoqué, interrogé ou poursuivi pour des motifs qualifiés d’infondés par ses soutiens. Ces procédures répétées, qui pèsent lourdement sur sa liberté de mouvement et son activité associative, sont dénoncées comme une tentative de décourager son action citoyenne.
La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des défenseur·e·s des droits humains, Mary Lawlor, s’est dite particulièrement préoccupée par ce qu’elle considère comme un schéma de représailles visant à réduire au silence celles et ceux qui œuvrent pacifiquement pour la protection de l’environnement. Elle rappelle que la défense des droits humains, y compris la protection des ressources naturelles, ne saurait être criminalisée et que les États ont l’obligation de garantir un environnement sûr et propice à l’action des militants.
Depuis 2019, de nombreux défenseur·e·s algériens affirment subir des restrictions similaires, allant de la surveillance accrue aux poursuites judiciaires, en passant par des limitations de leurs activités associatives. Le cas de Moustapha Lahouiri est devenu emblématique de cette tendance, suscitant une inquiétude croissante au sein de la communauté internationale.
Mary Lawlor appelle les autorités algériennes à mettre fin à ces pratiques et à respecter pleinement les engagements internationaux du pays en matière de droits humains. Elle insiste sur la nécessité de protéger les personnes qui s’engagent pacifiquement pour l’intérêt général, qu’il s’agisse de libertés fondamentales ou de la préservation de l’environnement.
Nadia B



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