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ARTICLES


Les familles de disparus en Algérie visées par une vague de répression, alerte Amnesty International
Le bureau d'Alger de SOS Disparus est scellé depuis le 16 mars 2026. Amnesty International et plusieurs organisations du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord dénoncent, dans une déclaration conjointe, des arrestations, une condamnation et un rassemblement dispersé. « Le message que nous envoyons est clair : les familles des personnes portées disparues et soumises à des disparitions forcées ne se laisseront ni réduire au silence, ni intimider, ni entravées dans leur quête de véri
il y a 11 heures2 min de lecture


Le Mémorial virtuel des disparu(e)s forcé(e)s, détruit par des cyberattaques, remis en ligne par le CFDA
Fils de Nassera Dutour, Amine Amrouche a disparu en janvier 1997 après son arrestation par des agents de l'État algérien. Vingt-neuf ans plus tard, le site qui porte sa mémoire, comme celle de milliers d'autres disparus, vient d'être remis en ligne par le CFDA après avoir été détruit par des cyberattaques. En janvier 1997, Amine Amrouche, 21 ans, est arrêté par des agents de l’État algérien dans la banlieue d’Alger. Il ne réapparaîtra jamais. Ce jour-là, il n’a pas été pris s
il y a 3 jours3 min de lecture


Les disparus, la mémoire confisquée et la résistance des familles : l’Algérie face à son crime continu
La journée internationale contre les disparitions forcées résonne en Algérie comme une blessure ouverte que l’État s’efforce de recouvrir d’un vernis juridique opaque. Derrière les chiffres, les rapports et les discours officiels, il y a des vies suspendues, des familles qui refusent l’oubli, et un pouvoir qui a méthodiquement construit un système pour empêcher toute vérité d’émerger. Le mouvement des familles de disparus est né au milieu des années 1990, dans un climat de te
30 août3 min de lecture


Algérie : ces petits interdits qui avaient mené à la décennie noire
Un imam qui rappelle depuis le minbar qu'une candidate ne doit pas élever la voix, une mort suspecte sur le littoral algérois, des appels à interdire les sorties mixtes : pris séparément, ces faits semblent mineurs. Mis bout à bout, ils reproduisent le scénario qui a précédé la guerre civile des années 1990. La décennie 1990 n'a pas commencé par les armes. Elle a commencé par une interdiction ici, une fatwa là, un prêche contre une fête, un autre contre une tenue, une mixité
1 juil.4 min de lecture


Sihem Ben Sedrine condamnée à vingt-cinq ans : la justice transitionnelle sur le banc des accusés
Sihem Ben Sedrine, qui présida l'Instance Vérité et Dignité de 2014 à 2018, a été condamnée à vingt-cinq ans de prison par un tribunal de Tunis. Pour la Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées, le verdict liquide juridiquement ce qu'il n'avait pas été possible de démanteler autrement. Le jugement a été rendu dans la nuit du 25 au 26 juin. C'est une heure à laquelle les verdicts difficiles passent mieux, du moins l'espère-t-on. La chambre criminelle spé
29 juin3 min de lecture


À l’ONU, les déclarations officielles contestées par les défenseurs des droits humains
Dans une allocution prononcée mercredi 17 juin devant le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, le représentant permanent de l’Algérie à Genève a assuré que son pays respectait pleinement les droits humains. Usant de la langue de bois désormais routinière au sein du pouvoir, le diplomate a même réaffirmé « l’engagement constant » d’Alger en faveur de la protection et de la promotion des libertés fondamentales. Un discours convenu, mécanique, qui répète mot
20 juin2 min de lecture


À Paris, les familles de disparus en Algérie interpellent le ministre de l’Intérieur : “Trente ans après, nous attendons toujours la vérité”
À l’occasion de la visite officielle à Paris du ministre algérien de l’Intérieur, Saïd Sayoud, le Collectif des Familles de Disparu(e)s en Algérie (CFDA) a rendu publique une lettre ouverte dénonçant la persistance du déni d’État autour des disparitions forcées des années 1990 et les entraves croissantes visant les défenseurs des droits humains. Les familles de disparus rappellent que des milliers de citoyens algériens ont disparu durant la décennie noire et que leurs proches
2 juin2 min de lecture


Disparu-e-s d'Algérie, trente ans après : une petite-fille écrit à sa grand-mère que l'État a fait disparaître
Daouia Benaziza a été enlevée chez elle, à Constantine, un soir de juin 1996. Trente ans plus tard, sa petite-fille reprend une correspondance que la mort de son père avait laissée en suspens. Sa lettre est reproduite ici dans son intégralité. Le 2 juin 1996, vers 22 heures, des agents de la sécurité militaire se présentent au domicile de la famille Benaziza, rue Belaïb Mohamed, dans le quartier de Bab El Kantara à Constantine. Ils cherchent Ali, l’un des fils. Ils ne le tr
1 juin6 min de lecture


“Qui sera solidaire avec vous ?” : Rahmoune rappelle à la classe politique ses silences passés
Depuis son exil en France, l'avocat et secrétaire général de la FIDH, Aïssa Rahmoune n'épargne pas les partis politiques algériens qui dénoncent les effets de l'article 200 de la nouvelle loi électorale : ceux qui réclament aujourd'hui la solidarité auraient dû commencer par la pratiquer. Sur le plateau d'une chaîne privée, Aïssa Rahmoune a réglé ses comptes avec une méthode froide, sans effets de manche. Le secrétaire général de la Fédération internationale pour les droits h
1 juin3 min de lecture


Sous scellés depuis mars : l'ONU demande la levée de la fermeture de SOS Disparus
Trois mois après la mise sous scellés des locaux de SOS Disparus, le Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées hausse le ton. Dans une déclaration rendue publique depuis Genève, ses cinq membres et deux rapporteurs spéciaux disent leur « vive inquiétude » face à la répression visant la société civile algérienne, et réclament la libération immédiate de Rachid Ben Nakhla, présumé arrêté en avril 2026 et dont le sort reste inconnu. Le cas Ben Nakhla conc
15 mai2 min de lecture


Liberté d’expression et de la presse : ce que le discours de Tebboune n'a pas dit le 3 mai
Quatre jours après la chute de l'Algérie à la 145e place du classement RSF, le président de la République a célébré samedi une presse « libre et plurielle ». Au même moment, un journaliste français purgeait sept ans de prison à Alger, un journaliste algérien venait de basculer du sursis à la prison ferme, et la principale association de familles de disparus de la décennie noire restait sous scellés. Il y a deux explications possibles au discours qu'Abdelmadjid Tebboune a te
3 mai5 min de lecture


Sept ans de dents de scie : pourquoi l’Algérie retombe à la 145ᵉ place
Le classement 2026 de Reporters sans frontières publié ce jeudi place l'Algérie au 145ᵉ rang mondial sur 180. Depuis l'investiture d'Abdelmadjid Tebboune en décembre 2019, le pays oscille entre la 126ᵉ et la 146ᵉ position. Chaque progression a été suivie d'une rechute plus ample. La Tunisie suit, à un rythme décalé, la même courbe en dents de scie. Christophe Gleizes purge sa peine à la prison de Kolea depuis la visite de Ségolène Royale. Sept années de prison ferme prononc
1 mai4 min de lecture


Nassera Dutour, trente ans à chercher ce qu'il reste
À 70 ans, son fils disparu depuis 1997, interdite d'Algérie depuis juillet 2025, ses bureaux mis sous scellés en mars 2026 : Nassera Dutour ne lâche pas. En janvier 2025, au premier Congrès mondial sur les disparitions forcées réuni à Genève, Nassera Dutour a pris la parole lors de la cérémonie d'ouverture. Devant les représentants d'États qui, pour certains, pratiquent encore ce que d'autres sont venus condamner, la présidente de la Fédération Euro-méditerranéenne Contre
15 avr.3 min de lecture


Arrestations et locaux sous scellés : le CFDA exige la fin de la répression contre les familles de disparus
Locaux mis sous scellés le 16 mars, présidente bannie du territoire depuis juillet 2025, proches arrêtés les 4, 7 et 8 avril. En l'espace de quelques semaines, les autorités algériennes ont méthodiquement démembré le seul collectif qui réclame, depuis 1998, la vérité sur les quelque 7 000 disparus de la décennie noire. Quatre exigences. Le Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA) les a formulées depuis Paris le 10 avril 2026, dans un communiqué adressé aux auto
10 avr.4 min de lecture


L’OMDH dénonce la fermeture « arbitraire » du siège de SOS Disparus à Alger
L’Organisation Marocaine des Droits de l’Homme (OMDH) a vivement condamné la fermeture du siège de l’Association des familles des disparus en Algérie, connue sous le nom de SOS Disparus , par les autorités algériennes. Dans un communiqué, l’ OMDH dénonce une décision « arbitraire » qui s’inscrirait, selon elle, dans une « politique systématique de harcèlement » visant les familles des victimes de disparitions forcées ainsi que les défenseurs des droits humains. L’organisati
1 avr.2 min de lecture


Algérie : un durcissement continu de la répression, selon le Rapport mondial 2026 de Human Rights Watch
Source @HRW Human Rights Watch (HRW) a publié son 36ᵉ Rapport mondial, et le chapitre consacré à l’Algérie dresse un tableau particulièrement sombre de l’évolution des droits humains dans le pays. L’organisation internationale y décrit une année marquée par une répression accrue de la dissidence, un resserrement du contrôle sur la société civile et des violations massives des droits des migrants. L’année 2025, marquée par une série d’arrestations, de procès politiques et d’a
1 avr.3 min de lecture


Crise des droits humains en Algérie : associations et collectifs dénoncent une dérive autoritaire
La fermeture soudaine du siège de l’association SOS Disparus , le 16 mars 2026 à Alger, a suscité une vive indignation parmi les organisations de défense des droits humains. Le Groupe de solidarité Algérie , soutenu par plusieurs collectifs et associations, dénonce une décision « arbitraire » qui marque, selon eux, une nouvelle escalade dans la répression visant la société civile indépendante. L’opération, menée par un important dispositif sécuritaire accompagné de représent
20 mars2 min de lecture


Amnesty International réclame l'annulation de la fermeture du bureau de SOS Disparus à Alger
La police a mis sous scellés le 16 mars 2026 les locaux de l'organisation, qui réclame depuis vingt-cinq ans vérité et justice pour les milliers de personnes disparues durant la décennie noire. Amnesty International exige l'annulation immédiate de cette décision. Le 16 mars 2026, vers 13h30, une cinquantaine de policiers en uniforme se sont présentés au siège algérois de SOS Disparus . Munis d'une décision de fermeture datée du 12 mars et signée par le gouvernorat d'Alger
20 mars3 min de lecture


L’Algérie face à son paradoxe : modernisation proclamée, répression judiciaire renforcée
L’Algérie aborde 2026 avec un discours officiel qui continue d’invoquer la modernisation et la refondation institutionnelle, mais les faits observés sur le terrain racontent une tout autre histoire. Depuis le début de l’année, le pays connaît une intensification des poursuites judiciaires visant syndicalistes, journalistes et défenseurs des droits humains, dans un climat où l’intimidation et le chantage pénal deviennent des outils de gouvernance à part entière. La fermeture d
19 mars2 min de lecture


Le siège de SOS Disparus ordonné scellé après vingt-cinq ans d’existence
Elles se retrouvaient chaque mercredi rue Mustapha Ben Boulaïd depuis 2001. Un arrêté de wilaya daté du 12 mars leur ferme désormais la porte. Pendant vingt-cinq ans, elles sont venues chaque mercredi au 21 rue Mustapha Ben Boulaïd, premier étage, commune d'Alger-Centre, avec leurs portraits encadrés et leurs dossiers. Des mères, pour la plupart, à la recherche de fils ou de maris arrachés pendant la décennie noire, entre 1992 et 2002. Ce local, ouvert par SOS Disparus, était
16 mars3 min de lecture
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