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ARTICLES


Le siège de SOS Disparus ordonné scellé après vingt-cinq ans d’existence
Elles se retrouvaient chaque mercredi rue Mustapha Ben Boulaïd depuis 2001. Un arrêté de wilaya daté du 12 mars leur ferme désormais la porte. Pendant vingt-cinq ans, elles sont venues chaque mercredi au 21 rue Mustapha Ben Boulaïd, premier étage, commune d'Alger-Centre, avec leurs portraits encadrés et leurs dossiers. Des mères, pour la plupart, à la recherche de fils ou de maris arrachés pendant la décennie noire, entre 1992 et 2002. Ce local, ouvert par SOS Disparus, était
16 mars3 min de lecture


Le CNDH, un organe officiel en décalage avec la réalité des droits humains en Algérie
L’élection de Maya Sahli-Fadel à la présidence du Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH) , le 12 mars, intervient dans un contexte où la question des libertés fondamentales en Algérie est plus sensible que jamais. Bien que cette institution soit officiellement chargée de défendre les droits humains, sa dépendance structurelle à l’exécutif limite profondément sa crédibilité et son autonomie. Le fait que le ministre de la Justice et le président de la Cour suprême assis
12 mars3 min de lecture


Comment une phrase de Sophia Chikirou a ravivé la fracture mémorielle franco‑algérienne
La polémique née autour de Sophia Chikirou s’est imposée en quelques heures comme un révélateur des tensions persistantes entre mémoire coloniale, stratégie politique et communication numérique. En évoquant l’enfance « heureuse » de son père dans « l’Algérie française », la candidate LFI à la mairie de Paris a déclenché une onde de choc qui a rapidement dépassé le cadre de l’interview où ses propos ont été tenus. Ce qui aurait pu passer pour une anecdote familiale s’est trans
12 mars2 min de lecture


“Un acquis mémoriel et historique” : Hosni Kitouni salue la loi criminalisant la colonisation
“ Quand les choses avancent dans le bon sens, il faut les encourager ”. C'est par ces mots que l'historien Hosni Kitouni a choisi de conclure sa tribune sur la loi criminalisant la colonisation, adoptée lundi par l'Assemblée nationale algérienne. De la part d'un chercheur qui n'a jamais ménagé ni le pouvoir algérien ni l'historiographie française, le propos a le poids d'un verdict. Kitouni n'est pas un commentateur de circonstance. Né à Constantine, fils d'un résistant tué
10 mars2 min de lecture


Une loi vidée de sa portée mémorielle : l’Algérie criminalise la colonisation sans exiger réparation
Le Parlement algérien a adopté lundi la loi criminalisant la colonisation française, mais dans une version profondément remaniée par rapport au projet initial. Dans un contexte de tensions persistantes entre Alger et Paris autour du dossier mémoriel, le texte final, issu d’une commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs, s’éloigne nettement des ambitions politiques et symboliques affichées en décembre. La commission a en effet tranché en faveur de la position d
9 mars3 min de lecture


Les condamnations d’universitaires relancent le débat sur la liberté d’expression et les fractures identitaires
Les récentes poursuites visant plusieurs universitaires connus pour leurs positions hostiles à l’amazighité ravivent un débat sensible en Algérie : celui de la gestion des discours identitaires dans un espace public fragilisé par l’absence de véritables contre-pouvoirs. La condamnation du professeur Mustapha Nouicer à un an de prison ferme pour des publications remettant en cause l’amazighité, suivie du placement sous mandat de dépôt du professeur en philosophie Zine-El-Abid
23 févr.3 min de lecture


Hirak : sept ans après, une mémoire vive et un bilan contrasté
Sept ans après le soulèvement du 22 février 2019, le Hirak demeure un moment fondateur de l’histoire politique contemporaine de l’Algérie. Mais son héritage est complexe, parfois contradictoire, et ne peut être réduit ni à une victoire, ni à un échec, ni à une simple parenthèse. Le Hirak a profondément transformé la société algérienne, sans parvenir à transformer l’État. Sept ans après le 22 février 2019, l’Algérie se souvient d’un mouvement qui a bouleversé son histoire réce
22 févr.3 min de lecture


Benjamin Stora s’emporte sur France Info : un coup de gueule révélateur d’un malaise mémoriel
L’historien Benjamin Stora, figure centrale des travaux sur la mémoire franco‑algérienne, a laissé éclater sa colère lors d’un entretien diffusé sur France Info . Une scène rare, presque inédite pour ce spécialiste réputé pour son calme, qui a dénoncé en direct ce qu’il considère comme une dérive médiatique empêchant tout débat sérieux sur l’histoire. Figure incontournable de la mémoire franco‑algérienne, Benjamin Stora avance depuis des décennies sur un terrain miné, entre p
19 févr.3 min de lecture


« Ahmed Bey » : un projet ambitieux qui s’effondre sous les critiques
Affiche du film « Ahmed Bey » Présenté comme un événement cinématographique majeur et attendu avec impatience par les Algériens, en particulier par les habitants de Constantine, El Hadj Ahmed Bey de Rabeh Drif devait enfin offrir une représentation fidèle du dernier bey de la ville. Produit par le Centre algérien de développement du cinéma, le film — un long‑métrage de 124 minutes — se voulait une œuvre historique retraçant la résistance d’Ahmed Bey face aux premières offensi
19 févr.2 min de lecture


Archives coloniales : “La France nous maintient dans une relation d'infériorité”, dénonce Kitouni
Alors que le Sénat français vient d'adopter une loi-cadre sur la restitution des biens coloniaux, le chercheur algérien appelle à une rupture complète avec les mécanismes de domination hérités de la colonisation. Le vote du 28 janvier au Palais du Luxembourg aurait pu passer pour une avancée. En adoptant un projet de loi-cadre encadrant la restitution de biens culturels acquis illicitement durant la période coloniale (1815-1972), le Sénat français ouvre théoriquement la voi
31 janv.3 min de lecture


Algérie : la loi criminalisant la colonisation française suscite un large éventail de réactions
Le Parlement algérien a adopté cette semaine une loi criminalisant la colonisation française, un texte symbolique qui inscrit dans le droit national la condamnation officielle de 132 ans de domination coloniale. Si les dispositions exigeant des excuses formelles ou des compensations financières ont été retirées lors des débats, la portée politique et mémorielle du texte reste considérable. L’annonce a immédiatement déclenché un flot de réactions contrastées, en Algérie comme
23 janv.2 min de lecture


Pour une renaissance du Tifinagh : enjeux, perspectives et recommandations
La Journée d’Étude intitulée « Tifinagh, patrimoine du peuple algérien, de l’Afrique du Nord et du Sahel », organisée le 14 janvier 2026 par l’APW de Béjaïa, a réuni chercheurs, spécialistes et acteurs culturels autour d’un objectif commun : réaffirmer la place centrale du Tifinagh dans l’histoire et l’identité amazighes, tout en réfléchissant à son rôle dans le monde contemporain. Les échanges ont mis en évidence l’importance de replacer cette écriture millénaire au cœur d
20 janv.2 min de lecture


Affaire Nassera Dutour : À cinq jours de l'audience “l’administration n'a produit aucune réponse au fond”
Refoulée aux frontières de son propre pays en juillet dernier, Nassera Dutour conteste son interdiction d'entrée sur le territoire national. Le ministère de l'Intérieur n'a fourni aucune justification depuis six mois. Le 30 juillet 2025, Nassera Dutour, née Yous, se voyait interdire l'entrée en Algérie alors qu'elle détenait un passeport algérien en cours de validité. Six mois plus tard, le ministère de l'Intérieur n'a toujours pas expliqué les raisons de cette mesure. L'au
19 janv.2 min de lecture


À l’heure de Yennayer, l’amazighité réclame une place pleine et entière en Algérie
Alors que l’Algérie a célébré Yennayer , le Nouvel An amazigh , le 12 janvier, les débats autour de la reconnaissance pleine et entière de l’identité amazighe continuent d’occuper une place centrale dans l’espace public. Entre avancées institutionnelles, revendications citoyennes et enjeux de droits culturels, la question amazighe demeure l’un des marqueurs les plus sensibles de la diversité algérienne. L’Algérie est un pays pluriel, dont l’identité s’est construite à travers
12 janv.3 min de lecture


Décès de l’historien Mohamed Harbi, figure majeure du nationalisme algérien
L’historien et militant algérien Mohamed Harbi s’est éteint aujourd’hui à Paris à l’âge de 92 ans, après quatre jours de lutte contre une infection pulmonaire dans un hôpital de la capitale française. Avec lui disparaît l’un des plus grands spécialistes du nationalisme algérien et l’un des témoins les plus lucides de la guerre d’indépendance. Né le 16 juin 1933 à El Harrouch, dans l’est de l’Algérie, Mohamed Harbi s’engage très jeune dans le Front de libération nationale (FLN
1 janv.3 min de lecture


L'Afrique réclame une reconnaissance officielle des crimes coloniaux lors d'un congrès historique à Alger
Réunis depuis ce dimanche à Alger à l'initiative du président Tebboune, dirigeants et experts africains plaident pour la criminalisation du colonialisme au niveau du droit international. L'Union africaine veut faire de la justice historique une condition du développement du continent. Entre la Conférence de Berlin de 1885, qui a partagé l'Afrique entre puissances européennes sans consulter un seul Africain, et les années 1960 qui ont vu déferler les indépendances, le contin
30 nov. 20255 min de lecture


Biyouna : la voix insoumise s’est tue, mais son écho résonne encore
Biyouna, figure indomptable de la scène algérienne et franco-maghrébine, s’est éteinte à Alger à l’âge de 73 ans, laissant derrière elle une œuvre qui aura marqué plusieurs générations. Son parcours, à la fois intime et public, incarne la lutte d’une femme libre dans une société conservatrice où l’art et l’audace étaient souvent perçus comme des transgressions. Biyouna, née Baya Bouzar, n’a jamais accepté les carcans. Dans une Algérie où la femme devait se taire, elle a chois
25 nov. 20253 min de lecture


Refoulée et réduite au silence : Nassera Dutour, l’oubli complice des féministes algériennes
Nassera Dutour, présidente du Collectif des Familles de Disparu·e·s en Algérie (CFDA) et figure historique de la lutte pour la vérité et la justice, a été refoulée à son arrivée à l’aéroport d’Alger le 30 juillet 2025. Après trois heures de rétention par la police aux frontières, elle a été contrainte de reprendre un vol vers la France, sans qu’aucune explication officielle ne lui soit fournie. Ce refoulement, qui constitue une violation manifeste du droit constitutionnel de
20 nov. 20252 min de lecture


Benjamin Stora : “Parler d'un privilège algérien, c'est du fantasme politique”
L'historien spécialiste de l'Algérie réagit au vote de l'Assemblée nationale française et démonte l'argument d'un prétendu avantage migratoire accordé aux Algériens. Un accord vidé de sa substance depuis des décennies, selon lui. Juste après le vote polémique à l'Assemblée nationale française, où les députés ont adopté une résolution du Rassemblement national réclamant l'abandon de l'accord franco-algérien de 1968, l'historien Benjamin Stora a pris la parole dans La Voix du
2 nov. 20252 min de lecture


1er Novembre 2025 : L’Algérie face à son histoire, entre mémoire brûlante et avenir incertain
Le 1er novembre 1954, l’Algérie entrait dans l’histoire par le feu et le sang. Ce jour-là, le Front de libération nationale lançait une série d’attaques coordonnées contre les symboles du pouvoir colonial français. Ce fut le début d’une guerre longue, douloureuse, mais fondatrice. Soixante-et-onze ans plus tard, que reste-t-il de cet élan révolutionnaire ? Que devient l’Algérie, héritière d’un combat pour la dignité, la souveraineté et la justice ? Le 1er novembre 1954, dans
2 nov. 20253 min de lecture
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